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11 commentaires

Comme une plante sans soleil…

Comme une plante sans soleil…
Martine Gingras

Il y a de ces métaphores qu’on utilise allègrement… mais a-t-on déjà vu, vraiment, à quoi ressemble une plante sans soleil? Ne reculant devant rien pour satisfaire votre curiosité scientificorticulturelle, voici les résultats d’une petite expérience menée chez moi.

Le lieu: Une plate-bande.
L’échantillon: Deux beaux plants de lupins du même âge, cultivés dans des conditions semblables ces dernières années. On est de vrais scientifiques ou on ne l’est pas: on a un spécimen témoin en plus du plant test.
Le matériel: Un gros seau de métal. Vous pouvez utiliser un seau en bois si ça vous sied mieux, ou en or si vous en avez les moyens.
L’expérience: En terminant le ménage d’automne sur le terrain, oubliez le seau de métal à l’envers dans une plate-bande, au-dessus d’un plant de lupins. Au début mai, admirez son congénère (le spécimen témoin) qui semble déjà promis à un bel avenir, regardez tout autour et écriez-vous d’un air désemparé: «Ciel, j’en avais deux!» Retirez avec empressement le seau posé à l’envers sur le spécimen test. Et voilà!

Observations: Privé de soleil, le plant de lupin paraît bien terne. Ses tiges sont blanches et étiolées, beaucoup plus longues que celles du plant témoin, comme si elles se hissaient sur la pointe des pieds pour trouver le soleil. Le feuillage est d’un jaune livide et sous-développé. On ne donnerait pas cher de sa peau, ou plutôt, de sa chlorophylle!

Par comparaison, voici le plant témoin:

Conclusion: Pour de beaux lupins, mieux vaut ranger les seaux dans le cabanon.

Commentaires

  1. Mettez tous les seaux que vous voulez sur vos lupins et passez par ici chercher un des miens pour réparer les dégâts, je vous remercierai! :-)

    Non mais… c’est super joli en fleurs, les lupins, ah oui. Surtout (j’imagine) quand on en a deux! Ici j’en ai à ne plus savoir qu’en faire! Une fois les fleurs parties, chaque plant fait des TONNES de semences (qui heureusement ne germent pas facilement, ou c’est enterrée sous les lupins que je vivrais!).

    Mais là… tu ouvres les paris? Moi je gage qu’en un mois ton lupin blanc reprendra son retard sur le vert! :-)

  2. Vas-tu présenter cette expérience dans la classe de Fanny comme cours de sciences? ;-)

    Même si c’est accidentel, très bon design d’expérience, avec témoin et tout. Cool! C’est mon genre. :-)

    • Ha ha, pour le cour de science, on essaie que ça se réalise idéalement en 40 minutes… celle-ci prend environ… attends que je consulte ma montre… ah, ça y est: 8 mois de trop ;-)

  3. Faudrait nous remontrer l’état de ladite plante dans quelques semaines pour évaluer son niveau d’endurance. Vous pourriez être surprise et réaliser qu’elle survit aussi bien que sa voisine qui a eu un début de vie au soleil…

  4. il faut le proteger des rayons trop vifs du soleil dans un premier et tu verras qu’il va reverdir

    • C’est ce que je me disais, mais finalement, je l’ai laissé se défendre comme un grand. Déjà, il rattrape le plant témoin!

      • Woah, 9 jours?! C’est fort et tenace, un lupin, j’te dis! (Chaque hiver, j’oublie…)

  5. Hello,
    Je me fais suite une ventrée de votre site tant sur les aspects Éducation (nous sommes en plein Terrible Two), Cuisine, Jardinage … !
    Bravo pour ces articles enrichissants et bonne continuation.

    Adine

  6. mamanbooh

    Ils sont biens beaux ces lupins!!!

    Suite de l’expérience, séparer les plants, en offrir une partie à une nouvelle jardinière et celle-ci essayera de faire pousser ledit plant dans sa campagne.

    Jour 1: pas fort…

    À suivre!

    • Les miens non plus n’ont pas apprécié la transplantation… ils vont reprendre du tonus, tu vas voir! Et même quand la première année est difficile, on regarde ailleurs en attendant la deuxième, assurément magnifique ;-)

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