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Lièvre à cornes

Martine Gingras

Chaque lac a ses monstres légendaires. Celui du Lac-du-Cerf a bien sûr sa bête mythique des profondeurs marines, mais aussi une autre, méconnue, plus petite, qui hante les bois: un petit lièvre. À cornes. Dont on voit d’ailleurs les vestiges sur un trophée accroché au mur. C’est du moins ce que mon doux en dit alors qu’il raconte à qui veut l’entendre, d’un air conspirateur et mystérieux, la légende du lièvre à cornes.

lievre_cornes.jpgJe ne savais trop qu’en penser. Mais voici ce que j’ai aperçu cette semaine dans la vitrine de Noël d’une boutique au coin Laurier/du Parc: un authentique lièvre à cornes empaillé! À moins que celui-ci ne soit un «jackalope», je ne saurais le dire avec assurance… Désolée pour la photo floue, j’étais sur le point de rater le bus… :(

Depuis, la polémique entourant l’existence du lièvre à cornes fait rage au bureau. Certains soutiennent qu’il s’agit d’une légende. Un boute-en-train émet l’hypothèse que ce sont des animaux qui n’existent pas à l’état sauvage, mais qu’on ne retrouve qu’en captivité, secrètement élevés par les… taxidermistes! D’autres me renvoient aux nombreuses pages concernant le «jackalope», une légende urbaine qui a la couenne dure.

Mais je vous signale que le lièvre à cornes du Lac-du-Cerf n’a pas des bois d’antilope (contrairement au jackalope), mais bien de cerf. C’est une toute autre espèce, unique en son genre, à ne surtout pas confondre avec quelqu’autre bestiaire magique. Bon.