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14 commentaires

Câpres de marguerites

Câpres de marguerites
Martine Gingras

C’est la saison des marguerites! Chez nous, il y en a partout, et de plus en plus, autant dans les plates-bandes que sur la pelouse. Eh oui, mon doux s’est toujours efforcé de les contourner plutôt que les raser, en valsant avec la tondeuse. En se baladant dans le quartier, on a réalisé qu’il était loin d’être le seul: un peu partout, on assiste à ce même stratagème de la part de certains pros de la tondeuse, qui les contournent eux aussi consciencieusement. On se dit qu’on fait peut-être ainsi partie d’une confrérie secrète, celle des contourneurs de marguerites

Malgré son méticuleux travail d’évitement, ce qui pousse sur la pelouse ne suffirait jamais à emmagasiner suffisamment de câpres de marguerites pour passer l’année. Parfois, je profite d’une visite au chalet pour faire provision, dans les fossés. Encore faut-il y aller pile au bon moment.

Mais cette année, bonne nouvelle: les plants que ma mère a intégré à même mes plates-bandes sont matures et très prolifiques (c’est elle qui s’est chargée de refleurir le tour de la maison après qu’on ait fait excaver, il y a trois ans). En fait, prolifique n’est peut-être pas un adjectif assez fort…

Ouf! Il y en a tant que je ne perds même plus mon temps à courir aux quatre coins du terrain pour récolter les petits boutons laissés par mon contourneur en chef. Cette semaine, on s’est installée, entre filles, et on en a cueilli une grosse tasse en une demi-heure, avant de quitter pour la garderie!

Il suffirait d’un ou deux autres comme ça, et on pourra carburer aux câpres de marguerites toute l’année… ;-) Comme j’ai fait de petites modifications à ma recette, la revoici!

Recette

Ingrédients

  • 1 tasse de boutons de marguerites
  • 75 ml d’eau préalablement bouillie et refroidie
  • 75 ml de vinaigre blanc
  • 1/2 c. à thé de sel
  • 2 c. à thé de sucre superfin (à dissolution rapide)

Préparation

  • Rincer les boutons à grande eau.
  • Dans une petite casserole, faire bouillir de l’eau et y blanchir les boutons une minute. Égoutter et rincer tout de suite sous l’eau froide. Transférer dans un ou deux petits pots de verre stérilisés.
  • Dissoudre le sel et le sucre dans le mélange d’eau (préalablement bouillie) et de vinaigre. Verser sur les boutons, en tassant bien. Couvrir et réfrigérer.
  • Pour prolonger la conservation, on peut les traiter comme n’importe quelle autre conserve; j’ai donné la technique avec ma première recette.
  • Laisser macérer 2-3 semaines avant de déguster (elles seront à la fois plus tendres et plus savoureuses).

Commentaires

  1. Merci Martine!

    Je me disais justement que je devrais en faire cette année… Mais là, j’ai plus de fleurs que de boutons!!! Et la faucheuse des grands chemins est passée hier :(

    Je vais aller voir un peu plus loin dans les coins plus frais du terrain pour faire une petite récolte.

  2. Euh… question de la fille qui n’a jamais vu ça et qui va de toute façon garder ses fleurs favorites en fleurs merci beaucoup: ça goûte les câpres? (J’aime pas du tout les câpres, alors ça tomberait bien!)

    • Les câpres goûtent surtout le vinaigre, quant à moi… celles-ci ont une saveur herbacée, un peu poivrée… Ça vaut la peine d’essayer (quitte à te faire réinviter à la table d’une certaine banlieusarde si tu ne veux pas toucher à tes zoulies fleurs!)

  3. Oui, je pense bien que c’est la seule façon que je pourrai essayer! Sérieux: non seulement l’homme doit les éviter en tondant (les rudbeckies sauvages aussi), ce qui fait rigoler ma mère, mais jamais au grand jamais je n’en couperais une seule sans force majeure! Au contraire: comme les éleveurs de bétail n’en veulent pas (ça donne mauvais goût au lait), je regarde dans les champs et je me dis, tiens, je devrais aller en jaser avec le fermier et rapatrier ces jolis bouquets vivants! :-)

    Et pour l’invitation, je dis jamais non, mais là je dis: ton tour! :-)
    (Je dis aussi… j’ai même pas été en ville pour la fête des mères, imagine…! :-)

  4. Elle est géniale ton idée !!!

    • C’est ma manière de le faire, mais je n’ai pas la « maternité » de l’idée… faire mariner les boutons de fleurs, c’est un classique pour bien des jardiniers!

      On peut les décliner avec beaucoup d’autres boutons de fleurs comestibles: capucines, asclépiades, hémérocalles…

  5. Comme je t’envie d’avoir un si beau jardin, plein de bons et beaux produits. Ah ! La ville. Je vais me contenter de mes trois bacs à fleurs sur mon balcon, qui survivent tant bien que mal dans le smog de Christophe-Colomb… (soupir!)

    • Mon jardin est surtout beau quand on le regarde en macro… en plan large, on réalise qu’on a pas mal perdu le contrôle ;-)

  6. Rae

    Je dispose, ici, de beaucoup de « matière première »: j’étais si emballée de cette belle idée que je me suis empressée de la réaliser. Je me sens maintenant comme si la nature me pourvoyait des câpres gratuites. Jamais je n’avais regardé mes marguerites avec ces yeux-là. : ) En tout cas, merci à toi!

  7. Mmm! C’est une recette tellement chouette! Je n’aime pas beaucoup les câpres mais j’adore les câpres de marguerites! (allez savoir pourquoi?) J’étais donc tellement heureuse de trouver une recette!

  8. pimpim

    Je viens d’en faire avec des capucines, vivement dans 3 semaines ! Mr Pim trouve ça étrange mais comme la recette vient de chez toi ça passe mieux !

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