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9 commentaires

Visiter Disneyland en pyjama? On l’a fait, avec la Xbox 360 Kinect

Visiter Disneyland en pyjama? On l’a fait, avec la Xbox 360 Kinect
Martine Gingras

Plonger dans l’écran et devenir le héros de l’histoire: c’est le rêve de tous les enfants. Et c’est exactement ce que propose Disneyland Adventures, un nouveau titre disponible pour la console de jeu Xbox 360 avec Kinect. Un vol plané avec Peter Pan avant de partir pour l’école? Un câlin à Mickey avant le dodo? Un jeu de cache-cache avec le poisson Némo? On a fait tout cela ces dernières semaines. Parfois avec quelques difficultés, mais on l’a fait.

Ceux qui me connaissent m’arrêteront ici: dis donc, la banlieusarde… tu n’as pas acheté de console depuis ta Coleco Vision, au début des années ’80! C’est à moitié vrai (j’en ai eu quelques autres depuis), mais effectivement, je n’ai pas de Xbox 360. On m’a prêté celle-ci, avec la Kinect, pour me permettre d’évaluer quelques nouveautés fraîchement débarquées sur les tablettes (dont le titre de Disney). Même si je refuse habituellement de tester des produits (je trouve que la spécificité d’un blogue, c’est justement de partir des intérêts du blogueur et non de ceux de l’industrie, déjà bien servie par les médias traditionnels), j’ai fait une exception dans ce cas-ci, parce que l’offre tombait trop bien: on rêve vaguement que peut-être on ferait éventuellement une escapade en famille à Disney. On commence à compter nos sous. Alors un petit voyage virtuel pour s’y préparer, ça ne se refuse pas!

La technologie Kinect

Quelques mots concernant la technologie Kinect, pour ceux qui ne connaissent pas: c’est un capteur de mouvement compatible avec la Xbox 360 de Microsoft, qui permet à notre corps de remplacer la manette.

En théorie, c’est assez impressionnant: un signe de la main permet d’être identifié, puis c’est en bougeant qu’on fait progresser l’aventure. Par exemple, on place les bras en avion pour voler avec Peter Pan, on agite le bras comme si on avait une épée invisible pour se battre contre le Capitaine Crochet, on écarte les bras pour faire un câlin aux personnages.

Et en pratique? Ça marche plutôt bien. Mais plutôt, ce n’est pas suffisant: ça crée même beaucoup de frustration. Un faux mouvement, et on active le mauvais bouton, on démarre la mauvaise aventure, on se trompe de personnage. Habituée à des technologies ultra-précises qui ne laissent aucune place à l’erreur (la souris, l’écran tactile du iPad, le pavé tactile du portable), j’ai trouvé que le système de détection de mouvements était… perfectible. Peut-être est-ce une question d’habitude, mais le capteur était souvent tatillon et pas très précis: ma plus jeune, de 4 ans, n’arrivait presque jamais à agiter correctement la main pour être reconnue. Dès les premiers essais, elle a abandonné toute idée de participer, préférant regarder l’écran «comme un film» pendant que ma grande de 6 ans et moi, on jouait.

Disneyland Adventures

Justement, on a joué, et joué encore. Car malgré ces quelques bémols, on a franchement apprécié notre visite virtuelle de Disney (ainsi que Dance Central, mais c’est une autre histoire). On a commencé par se construire des avatars à notre goût, puis on a débuté l’aventure, qui se déroule sur deux plans:

  • Les parcs thématiques: La trame de l’histoire consiste à se balader dans les rues des différents parcs thématiques, reproduits avec une abondance de détails. Vraiment, c’est comme si on y était! On est incité à les visiter en acceptant différentes missions que nous donnent les mascottes postées un peu partout dans les rues: récolter des autographes, prendre des photos, etc. On peut même entrer dans les boutiques et s’offrir quelques accessoires pour enjoliver notre avatar!
  • Les attractions: Évidemment, on ne visite pas Disney que pour déambuler dans le parc: on peut aussi profiter des attractions. Les plus populaires attractions du célèbre parc ont été revisitées pour en faire des jeux adaptés à la console et tirant profit de la technologie Kinect. Plusieurs sont réussies et captivantes, autant pour les enfants que les plus grands. Je pense notamment aux montagnes russes et au vol plané avec Peter Pan! Aussi très appréciée, la classique visite en bateau de «It’s a small world» a été transposée en un jeu où on apprend des danses traditionnelles en imitant les gestes des poupées de diverses ethnies. La plupart des défis sont relativement faciles (notre personnage ne «meurt» d’ailleurs jamais) et à la portée des petits. Par contre, certaines attractions sont répétitives et les enfants s’en désintéressent avant la fin: je pense à une interminable bataille de boules de neige contre des yétis que j’ai dû finir toute seule parce que tout le monde était parti faire autre chose…

Le jeu promet quand même de longues heures de plaisir: en trois semaines, on n’avait même pas relevé 10% des défis! D’ailleurs, à l’heure de retourner l’ensemble qu’on a testé, la plus grande est bien triste. Elle a même mis la Xbox sur sa liste de cadeaux…

Et la plus jeune? Étonnamment, elle a adoré son rôle de spectateur. C’est peut-être là le plus grand paradoxe: on s’attendrait à ce que la Kinect soit le moteur qui permette d’embarquer dans l’histoire, mais souvent, la technologie s’avère plutôt un frein qui nous interrompt et nous ramène au réel, le temps de résoudre un pépin technique. Alors qu’un vrai bon film ou — ou la contemplation des aventures des autres avec la Xbox — nous captive au point d’oublier le réel…

Merci à High Road Communications pour le prêt de la Xbox, des jeux et des accessoires qui ont permis de réaliser ce test.

Commentaires

  1. Ce billet était très intéressant. Nous avons réussi l’étape de compter nos sous et passons à l’étape de réserver la chambre et l’avion pour se rendre à Disney.

    Ta description de ce qu’on peut faire avec ce jeu vidéo était très alléchante. Mais on n’ira pas s’acheter une autre console de jeu: tant pis si ce n’est pas sur la Wii !

  2. J’aime bien Disneyland, c’est chouette (je ne fais que les attractions pour petits, je n’aime pas les manèges à sensation), je pourrais rester 3 heures d’affilée dans « it’s a small world » (même si ensuite je ne peux plus sortir la chanson de ma tête pendant 3 jours), en plus Disneyland Paris est tout près de chez nous, mais (car il y a un mais) je n’y retournerai sans doute jamais car je dééééteeeeste faire la queue (et comme je suis prof je ne peux jamais y aller quand le parc est peu fréquenté) :)

    • J’ai la même allergie aux files d’attente! J’avoue que sur ce point, l’avantage va à la Xbox ;-)

  3. Mariline

    Y a t-il un Disneyland au Canada ? Ou vous devez vous rendre à Disney World en Floride ? Si c’est le cas, l’étape « compter ses sous » prend tout son sens en effet … Ça doit être une sacré expédition. Je n’ai encore jamais testé le Kinect, mais ce que tu écris au sujet de sa précision ne m’étonne guère. Mais bon c’est l’avenir des consoles, ça va s’améliorer :).

  4. Anna

    Merci Martine…..grâce à ton billet, mon portefeuille s est substantiellement allégée… Nous n avions ni la x-box360, ni la kinect, ni le logiciel de Disney, maintenant,on attend le perenowel avec impatience;)))) merci encore, ton billet était réellement instructif, HO hoho

  5. Fabrice

    Le jeu est-il en version française au Québec?? J’adorerai aussi : il était un monstre : Sesame Street, mais existe-t-il aussi en français…

    • Bonne question! La version qu’on m’a prêtée était en anglais seulement, mais je ne sais vraiment pas quelle version est sur les tablettes… des blogues de France mentionnent une version en français, mais je ne l’ai pas vue ici. Je vais contacter les gens de High Road en espérant qu’ils auront une réponse pour vous!

    • Bonjour! Vérification faite, il est en anglais seulement. Par contre, Sesame Street: Once upon a monster est disponible en version française.

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