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Banlieusardises

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recettes - 10/13 - Banlieusardises

Filet de pangasius sur lit de pommes et légumes au lait de coco

12 novembre 2007 |

Des collègues de bureau, sans doute à la pause café. Ils discutent de toutes les merveilleuses manières d’apprêter le pangasius, notamment en carpaccio. Dans un coin, mal à l’aise, un collègue garde le silence jusqu’à ce qu’on l’interpelle directement: «Toi, Jean-Marc?» Manifestement, il ne sait pas ce que c’est, alors il déclare maladroitement qu’il le sert comme l’autre, en «paccio».

À tout coup, le pauvre diable de cette publicité des marchés IGA m’arrache un fou rire (vous pouvez la voir sur le site d’Infopresse). Car comme lui et sûrement bien d’autres téléspectateurs, je ne savais pas ce qu’était le pangasius, qui n’était pas commun dans nos poissonneries jusqu’à tout récemment. Pour ne pas me retrouver dans la même situation que Jean-Marc, je ne suis sans doute pas la seule à m’être précipitée sur mon ordi pour «googler» le pangasius et savoir ce que ça mangeait en hiver que c’te bête-là.

Et là, surprise: qui accueille les curieux tout en haut des résultats de recherche? Coup du hasard ou bon coup des stratèges Internet, c’est Metro, avec ses «conseils d’experts» sur le pangasius. Pourtant, il y a sur le site d’IGA une page de recettes pour cuisiner le pangasius, mais il aurait sans doute fallu l’étoffer et mieux la référencer pour éviter que les efforts de marketing et les investissements publicitaires envoient les téléspectateurs/internautes intrigués chez le concurrent! En date de publication, elle n’apparaît qu’à la huitième page de résultats de Google.ca

filet_pangasius_servi.jpg

Mais bon, peu m’importe qui capitalise sur la pub, j’ai trouvé réponse à ma question: le pangasius «se nourrit surtout de crustacés, de petits poissons et d’algues», en hiver comme aux autres saisons, j’imagine. J’ai aussi trouvé dans le détour plusieurs idées inspirantes pour le cuisiner. Notamment une recette de pangasius en papillote. Mais au moment de l’apprêter, je n’ai retenu ni la papillote, ni le cumin. Je sais, je suis bizarre. Par contre, j’ai conservé l’idée de faire cuire mon poisson sur un lit de légumes. C’est déjà beaucoup, pour une fille qui n’aime pas suivre les recettes ;-)
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Tarte au potiron et à la fleur de sel

13 octobre 2007 |

– Veux-tu de la crème 35% sur ta portion de tarte au potiron?
– Tu vas me trouver complètement folle, mais j’y mettrais plutôt de la fleur de sel…

L’idée n’est pas aussi saugrenue qu’elle y paraît à prime abord. Elle m’est venue en repensant à certains caramels à la fleur de sel qu’avait glissé mon doux dans mon bas de Noël il y a quelques années. J’en avais gardé un souvenir ému, qui a ressurgi de nulle part quand j’ai humé ma tarte au potiron.

tarte_potiron_fleur_de_sel.jpg

Le doux a décidé de partager ma folie, sortant illico le petit pot de fleur de sel, dont on a consciencieusement parsemé nos pointes de tarte au potiron.
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Tuiles tendres et folles pour tous les goûts

18 février 2007 |

Nous étions invités à souper chez des amis. Eux préparaient le repas, nous apportions vin et dessert. Notre hôtesse, une femme audacieuse, s’était proposé de cuisiner «une paëlla spéciale dont elle seule avait la recette mais qu’elle avait perdue»… Comprenez-moi bien: ce n’est pas la recette oubliée qui m’inquiétait, mais plutôt l’idée d’avoir un plat à base de riz au menu. L’actualité récente a vu une famille se faire mettre à la porte d’un resto de Laval à cause des dégâts que faisait son bambin avec un plat de riz. Nos hôtes habitaient Laval. Il y aurait du riz sur la table. Et, facteur aggravant, non pas une, mais deux petites de moins de deux ans pour en mettre partout.

Le goût du risque, lui avons-nous diagnostiqué. Alors pour ne pas être en reste, nous avons décidé d’en prendre nous aussi dans la préparation des desserts. D’abord, mon doux a choisi de se lancer dans la préparation d’une crème glacée maison à base de mascarpone (déjà, un défi) et ce, même si sa sorbetière n’avait pas passé le temps réglementaire dans le congélateur (double-défi).

Et puis moi, qui ne suis pas spécialement douée pour les desserts, j’ai choisi de faire des tuiles aux amandes pour accompagner la crème glacée, en me disant que ce serait tout aussi bon de les tremper dans un coulis mascarpone, si la glace ne prenait pas faute de froidure dans la sorbetière…

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C’est la recette du Larousse gastronomique qui m’a guidée dans l’aventure des tuiles, mais pour les folles garnitures, c’est mon imagination qui a fait des siennes: ça a donné des tuiles aux pignons de pin et aux baies roses, des tuiles à la noix de coco et à la vanille pulvérisée, des tuiles au chocolat amer et au piment d’Espelette et enfin, des tuiles à la fleur de sel.
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Lapin au chocolat

27 février 2006 |

Voici enfin la 500ième recette des Banlieusardises! Les ingrédients pigés ont été dévoilés hier. Merci à tous les participants et participantes!

Deux mois ont passé depuis que j’ai lancé, à la veille de Noël, mon petit jeu culinaire en prévision de la 500ième recette des Banlieusardises. Vous pensiez que je la préparais longuement, ou encore que je voulais vous faire languir, ou encore que j’avais abandonné? Non, non et non! J’ai manqué de temps, tout bêtement et simplement.

Je vais quand même avouer avoir été un tantinet paniquée lorsque la firme Dozois et fille inc. a pigé les deux premiers ingrédients: chocolat et ail. CHOCOLAT ET AIL! On aurait dit un blog-appétit-from-hell ;-) Mais je me suis raisonnée, me disant que ça aurait pu être pire: elle aurait pu piger un mariage si usuel que la 500ième aurait fini en une ennuyeuse évidence culinaire.

Le hasard m’envoie le chocolat et l’ail? Ainsi soit-il, on part de ça! Et aussi avec un lapin, puisque ce fut l’ingrédient suivant. Tâche insurmontable? Que nenni: après tout, j’ai déjà cuisiné le classique poulet au cacao mexicain, et puis quelques recherches m’ont appris que bien des lièvres de Catalogne finissent leurs jours dans un plat comportant du cacao et de l’ail. Mon mien de lapin devrait donc s’en accomoder, ainsi que de coriandre, de framboises, d’oeufs, de crème fraîche, de gingembre, de sirop d’érable et de citron, qui furent les autres ingrédients pigés.

Alors sans plus tarder, je vous raconte comment je m’en suis sortie avec cet amusant défi…
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Cantaloup ou melon balsamique

17 juillet 2005 |

Une recette toute simple glanée dans je ne sais plus trop quel magazine estival (j’en feuillette des tonnes en allaitant ces jours-ci): arroser des morceaux de melon d’un filet de vinaigre balsamique!

C’est aussi exquis avec du cantaloup. J’y … Suite

Queues de castor (au robot boulangeur)

28 juin 2005 |

En prévision de la Fête du Canada, la Domestic goddess a lancé un appel aux blogueurs canadiens: publiez une recette qui représente pour vous le Canada. Le 1er juillet, les recettes publiées «d’une mare à l’autre» (merci au parti Rhinocéros pour ce slogan éternel, clin d’oeil aux armoiries A mari usque ad mare) seront réunies sur cette page, qui offrira une mosaïque de ce qu’est la saveur du Canada!

Quand Ana, une autre blogueuse qui assume merveilleusement bien sa vie dans un bungalow, m’a invitée à participer, j’ai spontanément accepté, trouvant l’idée sympathique. Mais quoi proposer? Bien que n’aie pas envie de faire de la politique de casseroles, le fait est que ce que je cuisine au jour le jour évoque beaucoup plus pour moi les saveurs du Québec que celles du Canada…

Alors quoi? La question m’a turlupiné quelques jours, jusqu’à ce que par une belle soirée, nous décidions d’aller faire un tour dans une crémerie. Pendant que mon doux s’intéressait au comptoir des glaces, j’ai laissé mon regard errer dans l’établissement, jusqu’à ce que j’aperçoive un écriteau annonçant les célèbres Queues de castor, ces beignets plats en forme d’une queue de… vous devinez? Castor, bien sûr! Ooooooooh… Ça faisait des années que je n’en avais mangé, bien que j’y aie souvent pensé! Malheureusement, c’est plus souvent en hiver que l’envie de Queues de castor me prend, alors que les crémeries où on les trouve près de chez moi sont toutes fermées…

Je les ai goûtées pour la première fois lorsque j’étais toute jeune à La Ronde; des amis m’avaient alors fait croire que c’étaient vraiment la queue de l’animal qu’on faisait frire. Ne rigolez pas: Canadian Food Words nous apprend qu’on a déjà bel et bien mangé la queue de ce rongeur canadien! J’en ai mangé de nouveau à Ottawa il y a quelques années, et puis un peu partout depuis que la franchise s’est popularisée. Imaginez: il semble qu’on peut même les déguster aujourd’hui à Disneyworld!

Il y a quelques jours, malgré la canicule qui donnait à tout le monde envie de plonger tête première dans les étalages glacés de la crémerie, c’est avec une Queue de castor que je suis ressortie, avec en plus une petite idée de ce que j’allais cuisiner pour l’événement Taste Canada… Hé hé!

Pour ma recette, j’ai écumé plusieurs sites. Il y en a une qui revenait systématiquement dans mes recherches, et ça m’a semblé un bon départ. À dire vrai, hormis les quantités et le mode de préparation, je n’ai rien changé à la recette, alors tout le mérite en revient au mystérieux canadien qui l’a publiée la première fois… Elle a malheureusement été si souvent reprise et même traduite qu’il ne m’a pas été possible de voir quelle était la source originelle et originale!

Queue-de-castor-001.jpg

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