Image Image Image Image Image Image Image Image Image Image

Banlieusardises

Remonter

Haut

Grosse bedaine et limite de vitesse

Martine Gingras

Deux heures de jardinage vendredi dernier. Deux toutes petites heures de rien du tout. Et soudain, alors que j’étais toute fière de montrer le travail accompli à mon doux, je n’arrivait plus à aligner deux mots de suite… «Tu es toute rouge, ruisselante, et tu as les yeux vitreux», a-t-il constaté, le regard inquiet. «ARRÊTE!»

Deux petites heures, je vous dit! Bon, d’accord, ça en incluait une sous le soleil du début d’après-midi, mais je vous jure que je m’abreuvais abondamment, que je cherchais l’ombre et que j’arborais un grand chapeau et de la crème 60 FPS. Et puis j’ai l’habitude de jardiner toute la journée à cette saison!

Bien sûr, je sais qu’enceinte, il faut ralentir. Mais pour moi, ça voulait dire travailler des demi-journées, ce dont ma bedaine s’accommodait encore très bien jusqu’à la semaine dernière. Dimanche dernier, j’ai passé 5 belles heures à préparer les boîtes à fleur avec la petite…

Mais il semble que du jour au lendemain, la limite soit descendue à 2h. Je suis tombée comme une mouche sous l’effet de ce qui doit être un mélange de coup de chaleur et d’anémie. Je suis restée prostrée dans mon coin le reste de la journée, me suis couchée avant Fanny, avec parfois l’impression de sentir des premières contractions (noooon!) Et encore le lendemain, le corps m’envoyait des signaux d’alarme au moindre effort.

Il faut dire qu’à six mois, ma bedaine a l’air d’en compter dix. Jusqu’à présent, j’avais l’impression que ça ne limitait pas autre chose que mes mouvements, mais il semble finalement que les capacités physiques soient affectées, elles aussi.

Pendant les quelques heures où je pouvais à peine bouger, mon esprit a été fertile en scénarios d’épouvante. À commencer par celui où cet état de léthargie se prolongeait indéfiniment, m’obligeant à vivre une fin de grossesse alitée pour prévenir un accouchement prématuré, rendant impossible de me lever pour jouer avec la petite, jardiner, cuisiner, tout ça pendant qu’une bande de joyeux ouvriers seraient en train de démolir mon sous-sol. Déprimant.

Ou pire: un accouchement prématuré, en plein pendant les rénos et que mon doux cumule des jobs dont il ne pourrait absolument pas s’absenter, ce qui m’obligerait à aller m’installer chez mes parents, à accueillir mon bébé naissant loin de mes routines et de mes affaires. Tout ça pendant que mes semis de tomates, que je n’aurais pu transférer au potager, dépériraient dans leurs petits caissons. AAAAARGH!

Avouez que la finale, surtout, a de quoi donner la frousse ;-) Alors cette semaine, c’est décidé, j’apprends à ménager mes transports. À mettre la pédale douce. À réduire mes ambitions.

Bébé restera au chaud jusqu’à terme dans le bedon. Et on aura des tomates cet été!

Commentaires

  1. Hou la la… Il faut à tout prix éviter de se projeter dans les idées noires et Po-si-ti-ver ! ;o)

    Une de mes proches amies à fait des exercices prénataux en groupe avec une sage-femme. Une des participantes s’inquiétait trop d’une grossesse prématurée, et la sage-femme de lui répondre que le physique était une chose, mais que le mental en était un tout aussi importante… Se mettre en condition et se projeter de façon positive joue énormement sur le suivi de la grossese… Alors je t’envoie des ondes positives en pagaille Martine !

    :o)

  2. moi aussi…de toute façon il n’y a pas de raison; tu as un doux et une petite Fanny, un beau jardin…et tu attends un enfant, la plus belle chose qui soit!!

  3. Ouh là!! freine tout de suite! j’ai pas les sous pour le cadeau maintenant moi!!

    xx

  4. Hé hé une chance que ton corps teparle et que tu l’entendes pour arrêter quand il est temps. J’en connais qui n’écoute pas leur corps… Bonne fin de grossesse Martine.

    bisousss tout plein,

    KIM

  5. Hé hé une chance que ton corps te parle et que tu l’entendes pour arrêter quand il est temps. J’en connais qui n’écoute pas leur corps… Bonne fin de grossesse Martine.

    bisousss tout plein,

    KIM

  6. C’est vrai du calme la Belle.
    Une chance que le corps sache nous dire « Stop » même si c’est si brutal.
    ça me fait encore rire mais je suis calmée lorsque j’ai constaté qu’en balade à pieds, je me faisais doubler par toutes les petites mamies !! C’était vers 6 mois de grossesse. Pas forcément un gros bidou mais le souffle plus court et plus longtemps à récuper du moindre effort.

  7. clement muller nathalie

    Té la belle ! ton site est fabuleux. je vais bientôt tenter des tambouilles maison dès que j’aurai reçu mes premiers ingrédients.

    Sache quand même que lors de ma premère grossesse il y a de cela 12 ans , à une semaine de la date théorique de l’accouchement je ramassais encore plus de 30 kg de tomates (pour faire du coulis)dans un champ où l’on peut ramasser des légumes. La tête des femmes à l’accueil quand elles m’ont vu arriver à la caisse…Elles ont bien cru que j’allais accoucher dans le champ!!!
    Il faut quand même modérer tes allures car avec deux enfants le rytme n’est plus le même (j’en ai 2) et je travaille.
    bon repos
    PS : le jardin ça me connait, dès qu’il y a une mauvaise herbe on a envie de l’arracher et puis on en voit une autre et ainsi de suite. Pfeuhhhh quand on met le doigt dans un engrenage on ne sait plus quand on va s’arrêter.
    bises

  8. Je vais faire le perroquet mais ménage toi !!..en tout cas j’envie beaucoup tes ptis coups de chaleur et de fatigue..(non pas maso la fille)..tu as de la chance : un bébé !!..

  9. Martine,

    Je t’ai écrit que le repos est dans la diversité, pas dans l’inaction. Bon. Mais il y a des limites ! Faut pas tout prendre au pied de la lettre.

  10. anne

    Je suis moi aussi enceinte de six mois, j’entame le 7e, et à ma grande surprise, vendredi dernier, les sage-femmes m’ont dit « stop » : arrêt de travail, on reste à la maison, on arrête de jouer par terre avec l’aînée, qui a deux ans et demi, et de se baisser, et de la porter… Moi qui me sentais en pleine forme, ça m’a fait un choc. Mais depuis, j’ai dû me rendre à la raison : je n’arrête pas de dormir… Comme quoi, elles n’avaient pas tort, et elles connaissent leur métier ! Bon courage pour les derniers mois.

  11. athena

    ho la la que je te comprend. Je suis enceinte de 8 mois et pas question de me pencher. Je regarde les mauvaises herbes se multiplier dans mes fleurs. J’ai fait quelques tests de pliage au soleil et ouf que de difficulté. Maux de dos et de ventre. Pour l’instant je vais me concentrer sur une petite chose qui grandit en moi et qui doit être aussi jolie que toutes les fleurs du monde.

    Athena

  12. elyse

    comme je te comprends Martine.Moi aussi j’en suis à ma 2 ième grossesse et je m’attendais à pouvoir en faire autant qu’à la première et j’ai eu la fin de semaine dernière des petites contrations aussi (je suis au 6 ième mois).Le comble c’est que j’ai prévu un voyage en Europe dans 4 semaines tellement j’avais eu une super grossesse , va falloir que je me repose le plus possible si je veux être en mesure de partir…
    courage à toi!!!

  13. elyse

    comme je te comprends Martine.Moi aussi j’en suis à ma 2 ième grossesse et je m’attendais à pouvoir en faire autant qu’à la première et j’ai eu la fin de semaine dernière des petites contrations aussi (je suis au 6 ième mois).Le comble c’est que j’ai prévu un voyage en Europe dans 4 semaines tellement j’avais eu une super grossesse , va falloir que je me repose le plus possible si je veux être en mesure de partir…
    courage à toi!!!

  14. cass

    Salut belle Martine

    Je sais très bien ce que tu dois ressentir c’est vrai que c’est dur de jauger ses limites lorsque l’on a l’habitude de tout faire (et réussir). Moi parce que je n’ai pas voulu arrêter au premier signe comme tu as la sagesse d’avoir fais je me suis retrouver les 4 derniers mois couchée les jambes dans les airs.Courage je penserais a toi et tes tomates.