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8 commentaires

L’Épicier et le vinaigrier

Martine Gingras

Non, ce n’est pas le titre d’une fable de Lafontaine, mais plutôt la suite des aventures de ma semaine d’anniversaire (dont l’histoire commence ici).

Mon amie DB, connue au doctorat conjoint en communication (que j’ai mis de côté depuis quelques années – le doctorat, pas l’amie), avait réservé mon mercredi midi pour un lunch au resto. Lequel? Tu verras, avait-elle répondu, entretenant le mystère, et promettant de passer me chercher au bureau en voiture, ce qui fut fait à l’heure dite. Direction Vieux-Montréal. Tiens donc. Je ne connais pas beaucoup les restos du Vieux, lui dis-je. Stationnement. Regard à gauche, à droite… puis nous nous dirigeons, Ô merveille, vers le mythique restaurant Chez l’épicier!

Nous nous frayons un chemin jusqu’au sous-sol, où m’attend une deuxième surprise de taille: CR, une autre bonne amie de l’époque du doctorat! Quel lunch mémorable, d’abord pour les discussions animées, où s’entremêlaient les nouvelles de untel et de tel autre, les photos des p’tits derniers, les réflexions sociologiques sur les reality shows, les recettes, les trucs de jardinage et les promesses de s’organiser des journées gastronomiques dans nos régions respectives cet été. Lunch mémorable aussi pour le repas… je recommande définitivement la tatin d’agneau du Québec, aubergines caramélisées et émulsion d’olive: astucieux mélange de saveurs, viande d’une tendreté parfaite, belle présentation… que demander de plus? Pour le dessert, nous avons partagé des crèmes brûlées plus originales les unes que les autres: lavande, grand marnier, citron et chocolat! Et quoi de mieux pour clore le tout qu’une discussion avec le chef proprio, Laurent Godbout? D’un naturel avenant et sympathique, il nous a brièvement parlé de son parcours, de ses livres à venir et de sa cuisine. Évidemment, nous lui avons chacune vanté les mérites de nos régions respectives (qui ne rêve pas que le Chef Godbout s’installe dans son quartier? ;-))

Toute bonne chose ayant une fin, nous avons quitté le resto. La discussion s’est poursuivi aux Métiers d’Art du Marché Bonsecours, où l’on trouve les pagaies du gourmet, dont j’ai longuement vanté les mérites à mes deux amies.

VinaigrierEnsuite, longue discussion (encore! ah, ce que c’est que de réunir trois filles!) sur le parvis… Coup d’oeil vers la montre: inutile de retourner au bureau, autant assumer un après-midi buisonnier! Nous sommes entrées dans un magasin de matériel pour le vin. D’entrée de jeu, j’ai vu une grande jarre de grès sur une table du fond, déjà convaincue qu’il s’agissait de ce que je convoitais depuis déjà quelques mois: un vinaigrier! Récemment, des amis qui en possèdent un ne tarissaient pas de raconter la saveur incomparable des vinaigres qu’ils font eux-mêmes en recyclant tous leurs fonds de vins! En moins de deux, j’ai acquis le pot de grès. Le soir, avant même de cuisiner le souper, tout était en place pour qu’une «mère» de vinaigre commence à se développer… lentement… mais sûrement. Quel bonheur ce sera de créer mes propres vinaigres cet été, en y ajoutant non seulement de bons cidres de la région, mais aussi des fines herbes du jardin!

Décidément, c’était un bon, très bon… même un DÉLICIEUX anniversaire…

Commentaires

  1. Michek

    Chez L’Épicier c’ est une belle aventure. Ce resto-épicerie a été fondé pas Claude Beausoleil qui fut mon épicicier IGA à Lachine Pendant beaucoup d’année.

    Claude Beausoleil c’est celui qui a découvert les grands chefs Normand Laprise (Toqué) et Laurent Godbout (L`Épicier).

    Michel

  2. Eh ben dis donc! On dirait que ton coin est prolifique en gastronomes et en cuisiniers… D’ailleurs, d’après ce que j’ai lu dans un certain forum, ta maison n’est pas très loin d’être un resto informel, avec le nombre impressionnant de parents et amis qui se succèdent chaque semaine à ta table ;-)

  3. Michel

    Merci pour les informations concernant le vinaigre mais j’aimerais tellement en savoir davantage , tu veux m’en dire plus s.v.p. ? Enwouyelle don ?

  4. Julie B

    Bonjour,

    Je veux un vinaigrier. Je ne suis pas prête à payer Mr Arthur Quentin le prix qu’il en veut. J’ai fait un tournée des marchands de fournitures pour la fabrication du vin sans succès. Mais ou donc trouver un vinaigrier beau et pas trop cher?

  5. J’en ai vu de très beaux à la Quincaillerie Dante (beaucoup plus ouvragés que le mien), dans la petite Italie, mais je ne saurais en dire le prix: comme je venais tout juste d’acquérir le mien, je me suis dit qu’il serait bien inutile de me torturer à en vouloir un autre ;-)

  6. Tarzile

    Martine

    Qu’est-il arrivé du vinaigrier? A-t-il produit la fameuse mère? Et la maman a-t-elle fait des bébés?

    Des recettes sont-elles issues de ces expériences?

  7. La mère se faisant attendre, j’ai finalement ajouté après quelques mois la mère qui était apparue dans une bouteille de vinaigre balsamique… Les spécialistes crieront sans doute au scandale, mais l’important est que ça ait marché! La mère s’est mise à se développer, et mon vinaigre de vin rouge développé à partir de cette mère balsamique est vraiment délicieux.

    Je n’ai pas créé de recette en tant que telle: je l’utilise dans mes vinaigrettes, tout simplement :)

  8. Monick

    Je demeure à Laval et je veux commencer à faire mon vinaigre de vin mais où trouver un vinaigrier à laval?

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