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Banlieusardises

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slow food - Banlieusardises

Chevreuil bourguignon

16 janvier 2009 | 9

Un des grands avantages d’avoir des enfants, c’est que la famille élargie se fait désormais un devoir de cuisiner des plats en grande quantité pour en offrir et ainsi sauver un peu de temps aux parents (qui peuvent ainsi le réinvestir en temps de qualité avec leur progéniture, c’est-à-dire glisser, faire de la pâte à modeler, du coloriage et regarder BabyTV sur Illico).

Au moment d’écrire ces lignes, j’ai deux gros pots de «bines» de mon père au frigo, des poivrons farcis et des cretons au congélo… et en tête, le doux souvenir d’un repas cuisiné par mes beaux-parents et dégusté en leur compagnie ce week-end (si, si, vous avez bien lu: ils s’invitent à manger et apportent tout ce qu’il faut… avouez que, côté beaux-parents, on fait difficilement mieux). Au menu: chevreuil bourguignon.

chevreuil_bourguignon.jpg

Dixit ma belle-maman, «les ingrédients sont faciles à se procurer sauf le chevreuil qu’il faut aller chasser»… Non seulement ils cuisinent bien, mais beau-papa chasse. C’est-y pas merveilleux, ça?
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Quinoa royal noir aux herbes salées

7 décembre 2008 |

Le quinoa: absent de nos menus depuis 2006 (époque où j’en ai cuisiné une version à la menthe et une autre en soupe-repas), il fait un retour marqué à notre table depuis quelques semaines. On en a racheté d’abord par nécessité: j’en avais cuisiné comme plat d’accompagnement pour recevoir une copine qui avait fait une croix sur le gluten… et cette soirée m’a rappelé que j’aimais bien le quinoa!

quinoa_noir.jpg

Au moment d’en racheter, j’ai découvert sur les tablettes de l’épicerie une variété noire. Pas donnée (il me semble qu’elle coûtait environ 8$ les 500 grammes), mais le produit est bio, équitable et probablement aussi cueilli par des vierges unijambistes… ;-)

Sans blague, j’ai craqué malgré le prix, d’abord parce que j’aime bien essayer de nouveaux produits, et ensuite, parce que j’ai deux cocottes qui mangent à la couleur, ces temps-ci: noir, c’est bon. Elles sont fans de riz sauvage, et maintenant aussi de quinoa royal noir! Il a un peu plus de croquant que le quinoa régulier, ce qui ne m’a pas plu de prime abord… mais au fil des bouchées, j’ai fini par apprécier.

Le seul défaut du quinoa? En matière de dégâts, couscous et quinoa, même combat! Si vous avez des enfants en bas âge, gardez donc l’aspirateur à portée de main…
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Lapin à l’érable

17 juin 2008 |

Ce n’est pas mon interprétation la plus réussie du lapin. Je ne suis pas particulièrement fière de mes photos non plus (cette idée, aussi, de rédiger une recette après être allée faire un tour sur Le Carrefour!) Mais je ne peux pas ne pas vous en parler, parce que l’animal était un généreux cadeau d’une blogueuse, JulieJulie (mieux connue sous le nom de Julie-aux-cinq-enfants). Oh, bien sûr, celle qui me l’a offert parle plutôt d’un échange, mais je vous laisse juger: quand on part avec dix petits plants de tomates sous le bras, et qu’on revient avec un lapin et une douzaine d’œufs frais dans la glacière, est-ce qu’on peut encore dire que c’est un échange? Il ne me reste qu’à espérer que mes plants seront productifs, pour lui remettre un peu de tout ce qu’elle nous a donné!

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L’idée de manger du lapin a un peu surpris ma grande. Surtout quand on lui a dit que c’était un cadeau des amis qu’on avait vus ce dimanche. Elle avait vu de vrais lapins dans leurs clapiers, alors elle a immanquablement commencé à faire des liens…

Ma grande (avec un air de vous-ne-me-ferez-pas-marcher): Des lapins, ça ne se mange pas!
Maman banlieusarde (qui se demande si elle est prête à aborder cette question): Mais si, ça se mange! Toute la viande qu’on mange vient des animaux.
Ma grande (avec un air de dites-moi-que-ce-n’est-pas-vrai): Oui, mais pas les lapins, hein?
Maman banlieusarde (qui décide que la vérité crue peut attendre encore un peu): C’est vrai, pas les lapins (et plus bas) en peluche.

Ouf. Je n’ai pas menti. Juste reporté à plus tard une discussion sur le comment du pourquoi mange-t-on les animaux, surtout quand ils sont doux et mignons. Mais mon esprit, lui, a continué à vagabonder sur ce thème.

On dit souvent qu’acheter des produits locaux est un geste écologique parce que la nourriture voyage moins, mais ça l’est aussi parce que de connaître l’origine de ce qu’on mange nous incite à consommer autrement. Bien sûr, j’évite toujours de gaspiller la nourriture, mais j’ai trouvé que le fait d’avoir vu où mon lapin avait été élevé, de savoir qu’il avait été soigné et nourri par une amie, tout ça incitait à encore plus de respect. Si on en savait un peu plus sur la viande qu’on achète, si elle était un peu moins désincarnée, on en consommerait sûrement beaucoup moins, et quand on le fait, on la mangerait en sachant à quel point elle est précieuse…

L’esprit de ma grande aussi a dû vagabonder, car une fois à table, le déni a fait place à une déclaration unilatérale d’appréciation: «il est bon, le lapin des amis, maman!», répétait-elle en dégustant chaque bouchée… Elle n’a pas été dupe de ma diversion, on dirait!

Mais revenons-en à nos moutons. Ou à notre lapin. Il n’était pas question de perdre le plus petit morceau de viande — voir la recette ci-bas — et même ses os ont servi à faire le plus délicieux des bouillons! Merci d’ailleurs à Vincent le ri-canneux, chez qui j’ai abouti alors que je me demandais si du bouillon de lapin, ça se pouvait

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Gigot d’agneau caramélisé à l’érable

22 mars 2008 |

On pourrait croire à une cuisse de poulet… mais c’est que je suis mal arrivée à rendre en photo la dimension de cet énorme gigot raccourci. Alors oui, imaginez une cuisse de poulet, mais en version Pierrafeu!

Comme c’était la … Suite

Rôti d’épaule d’agneau à la moutarde et aux herbes du jardin

20 novembre 2006 |

Le ménage du terrain est fait, et bien fait, mais il reste quand même au potager quelques fines herbes encore vertes. À cette période de l’année, c’est une chose plutôt rare; mais a-t-on besoin de redire à quel point ce mois de novembre est exceptionnellement doux? Il est SURTOUT PLUVIEUX, ronchonneront certains. Mais ne les écoutons pas: il leur manque un potager pour voir le beau côté des choses. Et le beau côté, chez moi, il se manifeste dans des petites pousses de romarin et de sauge:

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Normalement, dès les premiers coups de froid, les herbes flétrissent, sèchent ou noircissent, sauf quelques unes qui résistent bien au froid. Mais la température exceptionnelle de novembre les fait durer encore et encore, ce qui m’a permis de cuisiner hier un repas mémorable. Amenez-en, des jours de pluie: avec des soupers comme celui-là, on peut en prendre encore quelques uns!
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Ragoût de veau à la bière (un peu) et aux tomates (beaucoup)

26 octobre 2006 |

Si je n’ai pas dit cent fois que j’étais une inconditionnelle des plats cuisinés en cocotte de terre cuite, alors je ne l’ai pas dit une seule. Voici une énième variation sur le thème éternel du ragoût, cuisinée pendant une pause cette semaine…

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… une pause de quoi, au juste? Mais de travail, pardi! Est-ce qu’on ne vous l’a pas suffisamment dit et redit? On ne travaille pas beaucoup, au Québec… Et si Monsieur Bouchard manque d’arguments pour se plaindre des heures travaillées, en voici un de plus pour lui: une recette de ragoût, cuisinée pendant une pause que je me suis permise par une belle journée de télétravail. Une honte!

Mais tant qu’à calculer, soyons honnête, et mettons dans la balance la hausse vertigineuse de productivité que m’a procurée la délicieuse odeur du repas cuisant au four quand je me suis attelée de nouveau à la tâche. Et vlan, dans les dents de l’ex-premier ministre…
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