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28 commentaires

Tomates 2009: même dans l’adversité, on finit par récolter…

Tomates 2009: même dans l’adversité, on finit par récolter…
Martine Gingras

Je ne vous ai pas trop parlé de mes tomates cet été, et c’est loin d’être par modestie! C’est que la saison a été pourrie. J’ai eu beau chouchouter mes plants plus que de coutume, l’amour ne sauve pas tout. Il leur faut aussi de l’eau et du soleil…

Vous me direz qu’elles n’ont pu manquer d’eau. De fait, avec la saison qu’on a eue, c’est à peine si j’ai utilisé le tuyau suintant que j’avais pris la peine de faire serpenter au potager. Mais trop, c’est comme pas assez: les tomates aiment un arrosage régulier, pas d’être constamment détrempées!

L’humidité a favorisé la propagation d’une maladie fongique à tous mes plants. Dans la plupart des cas, seules les feuilles ont été affectées, mais j’ai deux plants de la variété Noire de Crimée qui se sont entièrement désséchés. Hasard ou variété plus fragile?

Et pour le soleil, là, je ne vous apprendrai rien en disant qu’il a été trop rare. J’évalue que mes récoltes ont deux bonnes semaines de retard! Et dans la culture potagère, il ne faut pas croire que tout vient à point à qui sait attendre: quelques unes viendront à point, oui, mais la saison douce étant bien courte, qui sait attendre se retrouve surtout avec bien des pots de ketchup vert!

Je ronchonne un peu, car c’est toujours décevant d’avoir tant travaillé pour récolter si peu. Mais quand même, ces jours-ci, j’en cueille abondamment, des belles tomates! Voici ce que j’ai ramené hier:

recolte_tomates_2009-2

Vous aimeriez connaître le nom des variétés que vous voyez? J’ai créé un album sur Flickr, dans lequel j’ai annoté les photos. En survolant l’image avec le curseur, vous saurez de quelle tomate il s’agit.

Commentaires

  1. annie76

    Je vais peut-être paraître plate, mais imaginez un instant ce que les premiers colons venus s’établir ici ont ressentis au moment des récoltes à partir de variétés Européennes pas adaptées pour deux sous à notre climat?

    Tout ce que je peux dire, c’est que vous en apprécierez sûrement davantage le fruit de cette récolte.

    Et celles qui sont en photos présentement semblent appétissantes…

    • Bella

      Les premiers colons ne connaissaient pas les tomates. Ce sont les Espagnols qui les ont connu les premiers en prenant contact avec les populations autochtones d’Amérique centrale et du sud. Et on s’est mis à utiliser les tomates en Europe à partir du 18e siècle comme plante ornementale seulement. On pensait alors qu’elles étaient poison.

      • annie76

        Merci Bella, mais je ne parlais pas des tomates, mais de toutes les variétés (fruits,légumes,fleurs,herbes,etc…) ramenées d’Europe afin d’avoir un « souvenir » de la mère patrie.

  2. Oh merde… j’aime pas ça, le ketchup vert! J’aime pas ça pantoute! Et j’ai PLEIN de tomates vertes, et oui, les nuits refroidissent… (Mais comme j’ai déjà cueilli et mangé plein de tomates, j’ai davantage peur pour mes tomatilles!)

    • Même en excluant le ketchup vert, les tomates vertes sont bourrées de possibilités! Au fond, on cuisine bien le poivron vert, qui est lui aussi un poivron-pas-mûr…

      Il y a le classique des tomates vertes frites, mais tu peux aussi expérimenter: dans les plats mijotés, le potage… j’ai quelques autres idées qui maturent et dont je reparlerai ;-)

  3. (Ha ha, QUI MATURENT… je me relis, et je me trouve bien drôle… je n’ai même pas fait exprès!)

    • Maladie fongique? Mildiou?
      Comme je t’ai dit, ce que j’ai fait pour mes tomates, c’est que j’ai enlevé les feuilles qui étaient affectées, soit presque toutes les feuilles. Il restait de deux à cinq branches de feuilles par plant, selon la grosseur du plant.

      Résultat? Mes tomates rougissent! (et se font voler par des $?&?%*) Ce que j’essaie de faire pour éviter de me les faire voler et pour que les tomates encore vertes aient le temps de mûrir avant le premier gel, c’est de les cueillir dès qu’elles commencent à avoir une petite teinte jaune-orangée. Et je les fais mûrir à l’intérieur.

      Du coup, mes plants de tomates ont recommencé à fleurir et à produire des feuilles, mais j’enlève les fleurs, pour que le plant concentre son énergie sur les tomates vertes qu’il reste.

      • Je ne me suis pas étendue sur le sujet de la maladie fongique qui les atteint, mais d’après ce que je peux fois, c’est la même que l’an dernier (j’avais mis une photo d’une feuille affectée); je n’ai pas trouvé le nom, mais ça ne ressemble pas au mildiou. Je n’ai pas retrouvé où j’avais rangé le traitement au cuivre, j’ai oublié/manqué de temps/de conviction pour aller en racheter en jardinerie… alors cette année, je me contente d’effeuiller, à toute vitesse, dès que je vois une feuille affectée! En effet, la plupart des tomates mûrissent quand même; par contre, certaines branches et fleurs se dessèchent avant d’avoir porté fruit. La production est donc grandement amoindrie.

        Les plants que j’ai offerts à des voisins, parents et amis sont sains. Comme je n’avais pas récolté mes semences l’an dernier, et que j’avais scrupuleusement nettoyé mes piquets, je commence à craindre que le champignon est désormais présent dans le sol, et risque donc de revenir d’année en année… :-(

  4. Celles de mon jardin (les tomates) sont toutes mal grillées! Comme si le soleil n’en avait atteint qu’une partie. Elles sont délicieuses, mais laides, laides! Toutes les variétés ont le même traitement!

  5. Elise

    Martine,

    où prends-tu tes semences??? Je n’ai jamais rien cultivé à part un rosier sauvage un seule plante d’intérieur (en fait, toute mes autres tentatives ont échouées par manque de conviction). Mais j’ai le goût de me lancer dans la tomate puisque mon grand en est un grand fan!!!!

  6. Effectivement, ça ne ressemble pas à ce que j’ai eu.
    Pour le champignon, peut-être ne reste-il pas dans le sol? Ou peut-être que si, mais si tu plantes autre chose, ça va l’éliminer? Ou si tu laisses en jachère un an… Je ne m’y connais pas assez, mais j’ose espérer qu’on peut s’en débarrasser!!

    • Nicolas

      l’utilisation d’une chaux vive peut être une solution. dans ce cas attention à ne pas dépasser les 80 grammes/m². j’ai regardé les photos de l’an dernier… je vois pas ce que c’est… aucune idée.

      pour la désinfection de sol, il y a toujours la possibilité de semer une moutarde dite « verte ». c’est une technique utilisée en agriculture biologique qui consiste à encaver la moutarde alors qu’elle est encore verte (tout début floraison). la dégradation de la plante dans le sol entraîne la libération de principes actifs éliminant certains indésirables (surtout nématodes et champignons).

      cette technique permet de ne pas bloquer le potager très longtemps.

      en ce qui concerne les tomates en Europe c’est pas génial non-plus. j’ai réussi à contenir le mildiou avec un unique passage de Ditane (pas trés bio mais pas trop de choix)

  7. Zab du rang croche

    Comme je suis contente de ne pas avoir fais de jardin cette année (faute de temps, de talent dit: pouce vert, et de courage devant les milliers de bibites qu’on doit regarder droit dans les yeux quand on se croit propriétaire d’un plan de tomate et que la dite bestiole pense exactement la même chose). Bon, donc pas de récolte de tomate en pyjama bien à l’abri derrière ma casa, je me suis donc coiffée, j’ai mis mon soutien gorge, j’ai « sauté dans mon char » et fait une grosse heure d’autoroute pour me rendre à St-Damase avec le dessein de faire ma provivion de tomates pour les conserves. Des champs à perte de vue ouverts à l’autocueillette, chouette! je vais en ramesser des tonnes et oublier ma mauvaise conscience qui me chuchotte que si j’étais un tant soit peu vaillante, et comme toutes campagnardes qui se respectent, j’aurais fait un jardin. Catastrophe! les tomates rondes de St-Damase sont affreuses, tachetées de noir et la chair coriace. Les Italiennes sont moins affectées, j’en ramasse 3 bouches et m’en retourne avec mon petit bonheur. Plusieurs heures d’empotage plus tard, j’ai une pensée pour vous tous (et vous toutes surtout) que je lis ici : chapeau les jardiniers!

    • Zab, juste le soutien gorge? Tu voulais vraiment être sûre de faire rougir les tomates, dis donc ;-)

      Les taches noires: tu en as vu sur toutes les tomates? Ici, j’ai quelques fruits qui en ont aussi, mais seulement deux variétés semblent affectées: les banana legs et les tiger-like.

      En tout cas, merci pour la pensée… et au plaisir d’avoir souvent de la visite rigolote en provenance du rang croche!

      • Zab du rang croche

        Martine, nooon pas juste le soutien gorge, tout le bataclan qui fait qu’on est présentable, même devant un plant de tomate.
        Pour les taches noires, il y en avait sur toutes les tomates rondes, soit celles que je préfère, que j’empote avec amour et dont je me régale les longs mois d’hiver avec tout le respect qu’on doit au choses précieuses et jouissantes. On m’a dit que ces taches étaient dû à la grèle qui est tombée dans la région de St-Damase et Rougemont au cours de l’été. Pourtant les variétés « italiennnes » ont été épargné et elles étaient belles. Oh Bonne Mère nature, dis-moi pourquoi la grèle a grélé les rondes et s’est évaporée sur les oblongues… un autre chapitre à consigner dans le grand livre des mystères (ce foutu livre qu’on se promet d’ouvrir et d’étudier dès que le temps se fera long et pas chèr, pas chèr ma chère).
        En terminant, je découvre à peine ton blog et je remercie le hasard de m’y avoir égarée. Au plaisir de te relire, de suivre de loin ce quotidien que tu nous fais goûter, plein d’odeurs et de couleurs qui m’enchante.

  8. rae

    J’ai exactement le même problème de maladie fongique pour mes tomates et ce, cette année et aussi l’an dernier. Grrrrrr… Mon plan de match ( parce qu’Il faudra bien tenter quelque chose)? Déménager le coin tomate ailleurs dans le jardin, à regret je dois l’avouer. Comme tu l’as dit déjà, vient un temps où chaque légume a sa place idéale (ensoleillement, compagnons …); on voudrait faire une rotation mais…
    Je devrai étudier fort pour tout bouleverser mais espérons que ça…porte fruits! Je suis le dossier, on est dans la même galère. Tiens-nous au courant si tu trouve ZE solution!

    • Eh bien, c’est vraiment la même chose ici: le problème s’est déclaré l’an dernier. Jamais vu ça avant…

      J’ai lu que les traitements préventifs au cuivre sont plus efficaces que lorsqu’on traite des plants déjà affectés. Je pense que l’an prochain, je vais m’y mettre tôt en saison!

  9. Chibi Sylphe

    Martine, je crois que tu as raison, il y a un fongus qui réside dans le sol et qui déssèche le plan d’habitude par le bas. Le problème c’est que ce fongus reste en terre plusieurs années! Si tu veux, je redemanderai plus d’info : C’est ma mouman qui s’y connait et qui m’avait mise en garde pour ça particulièrement.
    Moi aussi, le plant de tomate ne fait pas fort cette année. Très peu pour la récolte, mais bon :) On prend ce qu’on a.

    • Hep, c’est bien ce que pense: sachant qu’on recommande de ne pas envoyer les plants malade au compost domestique (il n’en viendra pas à bout et on risque de le disséminer sur tout le terrain), je me doute bien que mon champignon, une fois dans la terre, est là pour rester. Il faudrait, j’imagine, un hiver vraiment coriace… ou un été sans tomates!

  10. Nicolas

    Si je peux me permettre quelques remarques issues de mon expérience française. je ne connais pas la pertinence d’un transfert vers votre région.
    – Comme le précise Martine (au passage, encore félicitations pour votre site) le cuivre ne doit être utilisé quasiment qu’en préventif à raison d’un apport toutes les 1 à 2 semaines. il faut raisonner en fréquence pour ce genre de produit. c’est à dire que si la pression de maladie augmente (alternance chaleur – humidité) il faut rapprocher les pulvérisations jusqu’à 4 jours mais pas forcément augmenter les doses. Il est important de faire attention à ne pas trop abuser du cuivre car on risque d’encrasser le sol.
    – Pour le problème de Zab, il s’agit peut-être d’un « Blossom » ou maladir du « Cul Noir ». les variétés oblongues sont un peu moins sensibles à ce champignon. il faut savoir que ce champignon se développe sur le plant lorsque celui-ci est en carence de calcium. dans ce cas un chaulage est à prévoir, ce qui augmentera la résistance des plants. Il faut travailler avec des produits extrêmement solubles : chaux, lithotamme broyé, gypse, platre agricole mais surtout pas de carbonate humide ou marne.
    – En ce qui concerne le champignon dans le sol, si vous ne pouvez pas alterner les cultures le positionnement d’un couvert végétal comme je l’ai écrit précédemment est une solution. il existe deux possibilités de produits de traitements naturels : des apports de soufre ou la lutte biologique intégrée. dans le premier cas on pourra utiliser de la fleur de soufre pure ou privilégier des engrais soufré somme la vinasse de betterave. la lutte biologique intégrée est basé sur un ensemencement bactérien qui détruira le pathogène. les derniers essais concluant en France s’orientent vers l’utilisation de Trichodermes (Trichoderma harzanium ou T22 par exemples).

    Et surtout Martine, encore merci pour ce que vous faites (on ne le dira jamais assez)

    • Il n’y a pas grand chose à ajouter: beau résumé, qui sera certainement utiles à bien du monde!

      Un bémol: dans mon cas, les fruits qui présentent des taches noires ne souffrent pas de « blossom » (qu’on appelle ici pourriture apicale). Ce sont de toutes petites taches parsemées sur tout le fruit… on le voit un peu sur cette photo que j’ai mise sur Flickr (sur la banana legs en haut et la tiger-like, vers la droite). Étonnamment, il n’y a que deux variétés affectées…

      En faisant quelques recherches, je pense que certains fruits ont été affectés par la même maladie que celles qui s’attaque à mes feuilles: peut-être une bactérie plutôt qu’un champignon, finalement. Certaines photos vues ici me laissent en effet penser que c’est peut-être de moucheture ou de tache bactérienne qu’il s’agit.

      • Nicolas

        En ce qui concerne les maladies le site de « SYNGENTA » est bien fait on choisit d’abord la production dans le haut de la page puis en cliquant sur « maladies, parasites, etc… » vous accédez à quasiment toutes les maladies avec photos et traitements. Bien entendu ces traitements sont ceux commercialisés par SYNGENTA :)…

        si j’ai pu aider quelques personnes tant mieux. ce n’ai qu’un juste retour des choses après l’inspiration que m’a fourni votre site (jardins, recettes, éducation, etc…).

  11. biscornu

    Salut Martine!

    Ta « photo de l’an dernier » ce qu’elle montre, c’est un beau cas de cercosporose. Chanceuse! C’est beaucoup plus joli que le septoria, (son copain cryptogamique dont je suis infesté.)

    Moins cette année, à cause de la discipline que j’ai maintenue dans l’application, préventive, du Bordo.

    • Aaaah, Biscornu! Depuis tout ce temps, je savais que tu saurais, mais sans oser aller t’achaler.

      Cela dit, si tu y a déjà eu affaire, qu’est-ce qui a marché chez vous? Dans mes recherches, je tombe surtout sur des cas de cercosporose de la betterave et de la carotte…

  12. Biscornu

    -J’ai pratiqué la rotation de la parcelle: échec…
    -J’ai brûlé de beaux piquets de bouleaux gris presque flambettes et les ai remplacé par des flambettes: sans succès…
    -J’ai augmenté la distance entre les plants: rien…
    -J’ai taillé scrupuleusement le feuillage du bas avec un sécateur désinfecté à l’alcool: coup d’épée dans l’eau…
    -J’ai réduit les amendements azotés (ils favorisent la prolifération du champignon)et me limite à des applications d’EVF de consoude: Pffft…
    -J’ai renoncé à toute irrigation par aspersion: S-F-A…
    -J’ai acheté ce printemps une canne de Bordo (Wilson) et j’ai commencé à faire des traitements AVANT!!! de voir apparaître les premiers symptômes: L’un dans l’autre, ce fût l’occasion de mesurer le sens de l’expression « variété résistante » — si elles furent toutes atteintes, elles n’en moururent pas toutes et, pas plus tard qu’hier, j’ai mis une bonne dizaine de litres de sauce en conserve et autant en congélation! :-)

  13. Anne

    C’EST SI SIMPLE DE FAIRE MURIR DES TOMATES LORSQU’ELLES SONT VERTE ET QUE L’ÉTÉ EST FINI.
    1. VOUS N’AVEZ QU’À PLACER ENVIRON 10 À 20 TOMATES DANS UN SAC BRUN D’ÉPICERIE, OU UN SAC BRUN DE BOUTEILLE DE VIN. <
    2. VOUS DEVEZ ENSUITE LES CACHER DANS UN ENDROIT NOIR. GARDE-ROBE OU ARMOIRE.

    EN TROIS OU QUATRE JOURS TOUT AU PLUS ELLES DEVIENDRONT ROUGES ET SUCCULENTES. JE MANGE ENCORE AUJOURD'HUI LE 22 OCTOBRE MES TOMATES DE MON PETIT JARDIN.

    C'EST RÉEL PAROLE DE ANNE

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