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Banlieusardises

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Légumes

De toutes les couleurs, ils savent égayer une assiette tout en fournissant des vitamines essentielles. Miam!

Salade de carotte et d’orange sanguine aux baies roses

15 février 2009 |

Imaginez des parents, amateurs de bon manger, qui ne sont pas sortis en tête-à-tête depuis au moins deux ans. Possiblement plus. Imaginez que ce soit la Saint-Valentin. Et supposez que des personnes de bonnes volonté se proposent de garder leurs enfants ce soir-là. Mieux encore: de les garder à dormir.

Avec votre imagination décidément très fertile, vous vous dites, avec raison, que ces parents vont se planifier une belle sortie au resto pour célébrer dignement la fête de l’aaaaaaamour. Et de fait, ils vont la planifier. Passer la semaine à discuter des avantages respectifs de plusieurs bonnes tables: la proximité de celle-ci, la réputation de celle-là…

Discuter, oui. Des parents qui ne sont pas sortis depuis si longtemps n’ont tout simplement pas en tête qu’il faille réserver une table. Ils ont l’inconscience d’attendre au vendredi matin, la veille de la Saint-Valentin, pour appeler. Évidemment, c’est COMPLET. Partout!

Qu’est-ce qu’ils font, ces parents? Pas question de remettre la fête de l’aaaaamour à plus tard après en avoir rêvé toute la semaine! Les parents ont mis la moitié du budget resto sur un souper maison délirant et une excellente bouteille. De source sure, le menu allait comme suit…

Foie gras poêlé

Salade de carotte et d’orange sanguine aux baies roses

Cuisses de lapin confites

Pain, fromages du Québec et noix d’acajou pralinées à l’érable

Gâteau au caramel à la fleur de sel

Un repas de luxe, mais tout simple et rapide à préparer. Le foie gras était simplement relevé à la fleur de sel, les cuisses de lapin déjà confites et le gâteau est une nouveauté du Petit Montmartre, le repaire des gourmands à Rosemère. De manière assez farfelue, c’est la préparation de la salade de carotte qui a exigé le plus de soins!

salade_orange_sanguine

Au moment d’entamer le dessert, nous euh je veux dire… ces parents-là ont réalisé que trois heures s’étaient déjà écoulées depuis l’entrée! Et constaté qu’il y avait finalement de multiples avantages à fêter à la maison… ;-)
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Couscous aux légumes camouflés et anti-dégâts

3 novembre 2008 |

Bébé utilise la cuillère en dilettante, généralement pour battre la mesure d’une mélodie imaginaire, parfois pour attraper une bouchée de nourriture et souvent les deux à la fois. Déjà qu’on garde l’aspirateur à portée de main les soirs de riz… je vous laisse imaginer les soirs de semoule! Dans un moment de rare [choisissez entre folie ou lucidité], j’ai déjà envisagé allumer l’appareil et placer l’embout en lieu et place de la bavette…

La plus vieille est dans une passe si-c’est-vert-jaune-orange-j’en-mange-pas (et si-je-mange-un-légume-par-inadvertance-je-recrache).

Bref, il faudrait vraiment avoir l’esprit dérangé pour mettre le couscous aux légumes au menu ces jours-ci. Sérieusement. À deux, elles sèmeraient la terreur dans n’importe quel restaurant berbère.

Et pourtant, qu’est-ce qu’on a mangé, ce soir, chez les banlieusards?

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Eh oui. Légumes. Couscous. Couscous aux légumes.

Et elles en ont mangé avec appétit, toutes les deux. Et on n’a pas eu à sortir l’aspirateur.

Évidemment, il y’a un truc: après la cuisson des légumes, j’en ai mis quelques uns en purée que j’ai ensuite mélangée à la semoule. Appelez ça du camouflage ou de la dissimulation: on ne voyait plus de vert, de jaune ou d’orangé identifiable. Que du feu, ou plutôt, de la belle semoule. Avant de servir, j’ai fait un Kent Nagano de moi-même et j’ai fait zigzaguer ma cuillère pleine devant un orchestre imaginaire: aucun dégât, texture parfaite.

J’ai quand même servi des légumes à ma grande, en plus de ceux qui étaient camouflés dans la semoule: ils servaient à la fois de bouc émissaire (il faut bien s’en prendre à quelque chose pour montrer qu’on a le contrôle, dans l’esprit de ma petite terrible-trois-et-demi) et d’alibi (un repas sans légume aurait paru louche)…
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Tomates vertes, basilic et bocconcini

8 septembre 2008 |

Tomates, basilic et bocconcini: voilà un trio classique dont on ne se lasse jamais chez nous. Je vous avais déjà suggéré de présenter de petites bouchées de tomates miniatures, de basilic pourpre et de mini bocconcini sur des cure-dents (comme … Suite

Tomate opalka farcie

4 septembre 2008 |

Votre regard vous dit poivron, mais le titre parle bien d’une tomate… C’est qu’elle est spéciale, la tomate opalka: cette variété des Andes a une forme allongée qui s’apparente effectivement à celle d’un poivron ou d’un piment. Mais à voir le plant et à goûter la chose, il n’y a aucun doute, je vous assure: on parle d’une tomate.

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Je la trouve parfaite pour les conserves (on case exactement une opalka et demie dans les pots Mason de 500 ml), mais aussi idéale pour farcir: sa chair compacte s’enlève aisément à la cuillère, laissant une belle cavité qu’on n’a plus qu’à remplir…
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Purée de chou-fleur au chèvre et au basilic thaï

23 mai 2008 |

Faire les premières purées de bébé, ça fait chaud au coeur, mais disons que ça ne titille pas tellement la créativité: brocoli au brocoli, courgette à la courgette, carotte à la carotte, poulet au poulet… pfff!

Mais tout ça ne dure qu’un temps, et une fois qu’on a introduit la plupart des ingrédients uniques pour déceler d’éventuelles réactions allergiques, on peut enfin s’amuser un peu.

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Voici une délicieuse purée. C’est pas bébé qui le dit, c’est moi. Car bébé, même si elle a mangé de bonne grâce, elle ne l’a pas fait avec l’enthousiasme qu’elle réserve aux betteraves ou aux courgettes, mettons. Mais bon, les Banlieusardises manquent de mises à jour, ne trouvez-vous pas? Alors pour une fois que je prends le temps de faire une photo de ses purées, on ne va pas faire de chi chi… allez, hop, sur le site!
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Curry végé aux légumineuses

29 mars 2008 |

J’aime beaucoup trop le pain naan pour me contenter des rares occasions où je vais au resto indien pour en manger. Alors quand j’en trouve en épicerie, ce qui est chose rare, j’en achète. Le résultat s’apparente souvent plus à un pain pita souffrant d’embonpoint qu’à un pain naan — mais c’est plus fort que moi: j’achète quand même. On ne sait jamais.

Justement, il y avait un nouveau pain naan au rayon de la boulangerie cette semaine. Je n’ai pas pu résister. Pour l’accompagner, j’ai concocté vite fait un curry végé, à base de ce que j’avais sous la main: du panais et du céleri au frigo, et dans les armoires, des boîtes de tomates, de lait de coco et de légumineuses.

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Je suis plutôt fière de mon curry. Et le pain naan? Une agréable surprise. Une classe à part par rapport à ceux que j’ai mangés par le passé. Il n’avait pas le moelleux de celui frais préparé et servi encore tout chaud sorti du four au resto, mais d’après mon doux, c’est parce que j’ai lu les instructions un peu vite et que j’ai omis de l’humecter d’eau. Car lui l’a fait, et c’était apparemment parfait. En tout cas, simplement badigeonné de beurre et réchauffé, il était parfait pour une maman pressée et en manque d’exotisme. Si je le revois, j’en rachète, c’est sûr… et je vous refile son p’tit nom. Mise à jour: C’est le Tandoori NAAN de Fabulous Flats.

Un jour, j’essaierai de cuisiner un pain naan maison. Je n’ai pas de four tandour, mais avec une pierre à pizza, on peut sûrement arriver à quelque chose… qu’en pensez-vous?
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